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16 février 2013
C’est un début!
Conseil interministériel sur la mendicité infantile : Le gouvernement compte éradiquer le fléau d’ici à 2015
Les autorités sénégalaises ne veulent plus d’enfants mendiants mal fagotés, parcourant, pieds nus, des kilomètres par jour, à la quête d’une pitance et de la somme exigée par leur maitre coranique. D’ici à 2015, le gouvernement compte mettre un terme à la mendicité infantile au Sénégal par le biais d’un plan d’urgence de retrait et de prise en charge de ces enfants, discuté hier, au cours d’un conseil interministériel qui a réuni tous les acteurs impliqués.
Des enfants mendiants, l’image fait partie aujourd’hui du décor de nos villes. Ces enfants sont aux feux rouges, dans les marchés, les gares routières, à la sortie des banques ou des supermarchés, etc. Ils sont là où l’argent circule. La mendicité des enfants est devenue aujourd’hui un fléau. Mal fagotés, ils parcourent, pieds nus, des kilomètres par jour, à la quête d’une pitance et de la somme exigée par leur maitre coranique. Pourtant, les oulémas sont unanimes : « dans l’apprentissage du Coran, il n’y a pas de place pour la mendicité ». Malgré cette prescription, le spectacle affligeant de talibés errant de rue en rue, de quartier en quartier, se déroule tous les jours, sous nos yeux. Parfois, on s’indigne mais le plus souvent on tolère, faisant ainsi l’affaire de ceux-là même qui exploitent ces enfants à des fins mercantiles. Le gouvernement veut en finir avec ce phénomène qui ternit l’image du Sénégal, foule au pied la législation nationale et les conventions internationales signées et ratifiées par notre pays. Hier, au cours d’un conseil interministériel sur la mendicité des enfants, présidée par le Premier ministre Abdoul Mbaye, la décision a été prise pour tout mettre en œuvre afin de mettre un terme à ce fléau à l’horizon 2015, à travers un plan stratégique de gestion de la mendicité infantile.
Un comité ad hoc
Ainsi, dans les orientations stratégiques, il y a un plan d’urgence qui prévoit le retrait et le retour des enfants dans leur famille d’origine. Il est également retenu de renforcer la protection par l’application des dispositions légales et réglementaires notamment la loi de 2005 sur l’exploitation par la mendicité et la concertation. Sur ce dernier point, un comité ad hoc sera créé et regroupera toutes les structures étatiques de protection de l’enfance et des acteurs intervenant dans la lutte contre la mendicité infantile. Outre ces actions, il est aussi prévu de mettre en place un dispositif de suivi et d’accompagnement des enfants victimes. Il s’agira d’accompagner les communautés, les familles et les structures publiques et privées d’éducation formelle et non formelle dans la prise en charge et la formation des enfants retirés. Dans les faits, ces enfants pourront suivre un enseignement coranique dans les «daaras» modernes (écoles coraniques), qui seront créées ou existantes couplé à une formation professionnelle.
Dans le souci de faire passer le message, un programme d’information et de sensibilisation sera déroulé auprès de tous les acteurs concernés par le problème, particulièrement les maitres coraniques. Un accent sera mis également sur la vulgarisation des conventions et lois sur l’interdiction de l’exploitation des enfants par la mendicité. « L’interdiction de la mendicité infantile contribuera à offrir à tous les enfants, sans discrimination, la possibilité de bénéficier des opportunités d’accès à des services d’éducation de base de qualité », a déclaré le ministre de la Femme, de l’enfance et de l’entreprenariat féminin Mariama Sarr. Toutefois, compte tenu de la sensibilité du sujet et de son caractère transfrontalier, la lutte contre la mendicité des enfants ne sera pas facile. Toute mesure interdisant la mendicité infantile entrainera une levée de boucliers de la part de ceux-là même qui exploitent ces enfants. Seule une volonté politique ferme peut venir à bout du phénomène. En tout cas, l’ampleur du mal appelle des mesures vigoureuses. À défaut, l’errance des enfants dans les rues continuera au milieu d’une population indifférente.
Mamadou GUEYE
15 février 2013
POÈME POUR LES TALIBES
TALIBES
Ils sont nés, quelque part, entre deux confidences,
Ces gamins que j’ai vu ânonner des prières,
Le sommeil, la détresse embrumaient leurs paupières
Et la peur censurait les émois de l’enfance.
Mômes abandonnés –sans l’Amour d’une Mère-
Et contraints à mendier dès le petit matin,
Le coran, le fouet, pour unique univers,
Le gourbi, les haillons, la misère et la faim !
Pieds nus sur les chemins d’un tyran despotique,
Ils traînaient leurs corps las piétinant la poussière,
A la tombée du jour revenaient, pathétiques,
Pour rapporter les fruits des moissons nourricières.
Des enfants innocents !… Que les Hommes sont lâches
Quand personne, jamais, ne viens sécher leurs yeux !
Si les larmes pouvaient effacer, sans relâche,
Les affronts, les soufflets, les propos venimeux !
S’ils sont nés, quelque part, entre deux confidences,
Ils n’ont jamais connu la douceur des caresses,
Héritiers de l’enfer qui n’ont pas eu la chance
De germer au soleil arrosés de tendresse.
Au tréfonds de mon âme où je sens comme un vide,
Je ne peux oublier et mon cœur, qui se serre,
Se rappelle, interdit, le sourire impavide
Du bourreau martelant les mots de la prière.
Dieu ! Es-Tu si hautain pour déchirer le doux ?
Cypora Sebagh
13 novembre 2012
Merci à la Mairie de Mbour qui vient de mettre à notre disposition un local
Notre centre de formation va bientôt voir le jour à Mbour, grâce à la Mairie de Mbour
10 octobre 2012
Merci aux équipes d’ELIOR ACHATS SERVICES
Merci aux équipes d’ELIOR ACHATS SERVICES qui à l’occasion du départ en retraite de Philippe, ont organisé une collecte reversée au profit de l’Association.




